Alors …. parler de cette difficulté très réelle : oser poser nue, jambes ouvertes (open legs), sans que la sensation d’un regard négatif, jugeant ou dévalorisant te bloque complètement. C’est l’une des plus grosses barrières psychologiques en boudoir, nu artistique ou même en solo devant un miroir/appareil. Ça touche à la vulnérabilité extrême + à la peur ancestrale du jugement.
Le regard des autres n’existe souvent que dans notre tête Avant même qu’une personne ait posé les yeux sur toi, ton cerveau a déjà inventé 17 versions de « dégoût », « ridicule », « pas assez bien ». La plupart du temps, le vrai regard extérieur est neutre, artistique ou même admiratif. C’est ton propre projecteur interne qui te brûle le plus fort.
Jambes ouvertes = symbole culturel ultra chargé Dans notre imaginaire collectif, cette pose = soumission / disponibilité / vulgarité / pornographie. Résultat : dès que tu l’envisages, une alarme interne hurle « honte ! ». Pourtant, dans le cadre d’une photo consentie et artistique, c’est juste une géométrie du corps parmi d’autres. C’est toi qui décides du sens que ça porte.
La honte ne disparaît pas d’un coup, elle s’use à force d’exposition progressive Commence par des versions « soft » de la pose :
jambes légèrement écartées mais croisées aux chevilles, open legs mais avec un drap / tissu / main / genou qui cache encore
la même pose mais habillée ou en lingerie d’abord. Chaque petit pas habitue ton système nerveux → « ah ok, le monde ne s’effondre pas ».
Le photographe pro n’est pas un « regard lambda » Pour lui/elle, ton sexe, tes plis, tes poils, tes vergetures = juste des lignes, des ombres, des textures. Comme un peintre devant une nature morte. Ça paraît fou dit comme ça, mais c’est souvent exactement ce qui se passe. Leur cerveau est en mode « composition », pas en mode « jugement moral ».
La peur la plus dure : « Et si on voit que je ne suis pas parfaite là-dessous ? » Réponse crue : tout le monde voit des corps imparfaits tous les jours (surtout les photographes de nu). Les gens qui jugent négativement les vrais corps humains sont minoritaires et souvent très mal dans leur propre peau. Ceux qui osent regarder vraiment voient surtout : de la vie, de la vulnérabilité, de la beauté brute.
Petit rituel qui aide parfois avant la pose « open legs »
Respire très lentement 4-7-8 (inspire 4, retiens 7, expire 8)
Dis-toi à voix haute (même dans ta tête) : « Je montre mon corps exactement comme il est aujourd’hui, et ça suffit. »
Visualise la photo finie comme une œuvre d’art, pas comme un jugement personnel.
La libération arrive souvent après, pas avant. Beaucoup de femmes disent : « J’étais morte de trouille pendant toute la pose… et quand j’ai vu les images, j’ai pleuré parce que je me trouvais belle, puissante, entière. » Le vrai shift se fait en se voyant avec les yeux d’un autre bienveillant (photographe, partenaire, ou même soi-même plus tard).
Phrase à garder en poche quand la honte monte « Mon corps n’a pas besoin d’être jugé acceptable pour exister et être photographié. Il est déjà légitime tel quel. »
C’est normal que ça reste difficile, même après plusieurs séances. C’est une des dernières frontières de la honte socialisée sur le corps féminin. Mais chaque fois que tu oses un tout petit peu plus, tu reprends un bout de territoire qui t’appartient.
TUTO
Voici une progression douce et réaliste de poses, spécialement pensée pour celles qui trouvent la pose jambes ouvertes (open legs) très intimidante au départ. L’idée est de monter très progressivement en exposition/vulnérabilité, en gardant toujours des options de « cache » (mains, tissu, angle, genou…) pour que le cerveau se sente en sécurité.
Je les classe en 4 niveaux de difficulté croissante (de « presque habillée / jambes fermées » jusqu’à « nue + open legs complète »)
Niveau 1 – Jambes fermées / croisées – très sécurisant (début de séance, même en lingerie complète)
Objectif : habituer le corps à être photographié sans aucune ouverture.
Niveau 2 – Jambes légèrement écartées mais toujours « protégées » (on commence à desserrer)
Ici on introduit un petit écart, mais on garde 90 % de couverture.
Niveau 3 – Ouverture moyenne + cache partiel (le vrai palier intermédiaire)
On ouvre plus, mais on garde des « barrières » visuelles et psychologiques.
Niveau 4 – Open legs assumé (la pose cible, mais avec des versions progressives)
Tu y es presque… on y va étape par étape.
Astuce bonus : demande toujours au photographe de te montrer 1–2 photos après chaque changement majeur de pose. Voir que « ça rend beau » malgré la peur, est souvent ce qui débloque le niveau suivant.
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